Or et Argent

Prévisions Or et Argent 2026 : le guide stratégique (plan d’action pour investir sans se tromper)

En 2025, beaucoup d’investisseurs ont regardé l’or s’envoler avec un mélange de surprise, de frustration et… de curiosité tardive. Surprise, parce que l’or n’a pas joué “seulement” son rôle habituel d’actif anti-inflation : il est entré dans une phase de hausse puissante. Frustration, parce que cette accélération a démarré après une longue période où l’or semblait évoluer sans conviction. Curiosité tardive, parce que la hausse a fini par devenir impossible à ignorer, y compris pour ceux qui n’avaient jamais envisagé d’en détenir.

Et pendant que l’or retrouvait un statut central, l’argent-métal a rappelé une vérité que l’histoire confirme régulièrement : quand ce marché se réveille, il peut devenir plus explosif que l’or, précisément parce qu’il est plus petit, plus contraint, plus industriel… donc plus volatile.

Ce guide a un objectif clair : vous donner un plan d’action concret, applicable même si vous êtes débutant(e), pour investir dans l’or et l’argent en 2026 sans improviser, sans vous disperser, et sans confondre “protection du patrimoine” et “recherche de performance”.

Vous allez comprendre :

  • pourquoi l’or et l’argent ne réagissent plus comme avant (et pourquoi 2026 peut encore surprendre) ;
  • quels sont les catalyseurs stratégiques qui comptent réellement ;
  • pourquoi les actions minières peuvent surperformer les métaux eux-mêmes ;
  • et surtout comment vous positionner avec une logique simple : allocations, 4 voies d’investissement à votre disposition (physique, ETF, actions minières, tokenisation), sécurité, méthode.

Cadre important : investir comporte des risques. L’objectif ici n’est pas de “promettre”, mais de structurer. Un bon plan vaut mieux qu’une intuition.


Sommaire

  1. Or et Argent 2026 : ce que 2025 a changé (et pourquoi 2026 reste une année charnière)
  2. Prévisions Or 2026 : moteurs, contraintes, logique stratégique
  3. Prévisions Argent 2026 : pourquoi le métal gris peut surprendre
  4. 5 catalyseurs stratégiques 2026 (or + argent) : la grille de lecture premium
  5. Pourquoi les minières peuvent surperformer les métaux : l’effet de levier opérationnel
  6. Comment investir les métaux précieux en 2026 (4 méthodes actionnables)
  7. FAQ + conclusion

Ce que 2025 a changé : l’or et l’argent redeviennent des actifs stratégiques

2025 a été un tournant historique pour les métaux précieux :

  • l’or a signé une hausse spectaculaire (environ +65% sur l’année). Juste avant Noël 2025, le prix du métal jaune a atteint un nouveau record, 4’522 dollars l’once.
  • l’argent-métal a surperformé la plupart des classes d’actifs (+146% en dollars). Il a terminé l’année à 72 dollars, après avoir atteint un record intrajournalier de 84 dollars fin décembre 2025.

Ce qui rend cette période intéressante, ce n’est pas seulement la performance. C’est le contexte : ces hausses se sont produites alors que d’autres marchés occupaient l’attention (IA, semi-conducteurs, “bulle ou pas bulle”), et alors même que des facteurs qui, autrefois, auraient “bloqué” l’or (taux longs élevés, …) n’ont pas suffi à casser la tendance.

La leçon la plus importante n’est pas “ça monte”. La leçon, c’est pourquoi cette hausse d’ampleur historique. Un point clé : l’or et l’argent ne montent plus uniquement parce que “l’inflation est là”. Ils montent aussi parce que le monde se fragmente, que la souveraineté nationale redevient prioritaire, et que les métaux redeviennent des actifs stratégiques.

Ce changement de statut a une conséquence immédiate : les prévisions “classiques” deviennent plus fragiles. Non pas parce que l’analyse économique ne sert plus à rien, mais parce qu’elle n’est plus suffisante. Depuis quelques années, il faut ajouter une couche : géopolitique + souveraineté + sécurité d’approvisionnement + diversification monétaire.

C’est précisément ce mélange qui explique pourquoi les grandes institutions financières ont sous-estimé la hausse en 2025. Elles lisaient l’or et l’argent avec une grille d’hier, alors que le marché commençait à intégrer une grille plus stratégique.


Prévisions Or 2026 : pourquoi la dynamique reste puissante

L’or a longtemps évolué dans un range horizontal jusqu’à fin 2023. Puis le mouvement s’est installé, et il s’est accéléré en 2025 pour atteindre des plus hauts historiques.

À la date du 28 janvier 2026 – moment de l’écriture de ce guide stratégique “Or et Argent 2026” – le cours de l’or est autour de 5’227,90 $ l’once. Ce qui illustre une chose simple : “les prévisions 2026” qui circulaient encore quelques mois plus tôt (5’000 $) ont déjà été dépassées. Plutôt que d’en faire un trophée, l’intérêt consiste à comprendre ce que ça révèle : une demande soutenue dans un marché où l’offre bouge lentement.

1) Banques centrales : une demande structurelle, peu émotionnelle

Quand une banque centrale achète, elle n’achète pas comme un particulier. Elle n’achète pas pour “faire un coup”. Elle achète pour des raisons de réserves, de diversification, de souveraineté financière, de crédibilité et de stratégie monétaire.

Depuis plusieurs années, de grandes puissances (Chine, Russie, Inde, etc.) renforcent leurs réserves d’or. Et dans les enquêtes menées auprès des banques centrales, une large majorité anticipe une poursuite de l’augmentation des réserves d’or au cours des prochains trimestres.

Dans ce contexte, elles peuvent acheter “malgré” un prix élevé. Lorsqu’une telle demande s’installe dans la durée, elle a un effet stabilisateur sur la tendance haussière : elle n’est pas dépendante d’un tweet ou d’un chiffre d’inflation.

https://www.visualcapitalist.com/sp/charted-a-decade-of-central-bank-gold-purchases

Chine, Russie, Pologne, Indonésie, Inde… Illustration de la demande structurelle du secteur public.

2) Investisseurs privés et ETF : l’accès au métal sans logistique

Un autre moteur important vient des investisseurs privés. Historiquement, l’or physique pose des contraintes : stockage, assurance, sécurité, transport, revente. Et c’est un point souvent sous-estimé : les ETF ont cassé une partie de ces barrières en facilitant l’accès au métal à des millions d’investisseurs (y compris débutants), sans stockage, sans assurance, sans transport.

Cette “financiarisation” de l’or a déjà transformé la demande au début des années 2000 : il sort des coffres et devient un actif “de portefeuille”, disponible en un clic, fractionnable et liquide. Ce point est crucial en 2026, car il élargit mécaniquement la base d’acheteurs possibles.

Après deux années de sorties régulières, les ETF mondiaux ont inversé la tendance, avec une augmentation des avoirs en 2025.

3) Offre minière : une progression trop lente pour répondre à une demande accélérée

C’est l’un des éléments les plus sous-estimés par le grand public : l’offre ne suit pas. Et c’est le cœur du sujet. On pourrait croire qu’avec un prix en hausse, les mines produisent beaucoup plus. Dans la réalité, la production mondiale d’or bouge peu : autour de 3’700 tonnes/an, avec une hausse marginale d’environ 1% en 2025, et une évolution globalement stable depuis 2018.

La raison est simple : une mine ne se met pas en production comme on ouvre une usine. Entre la découverte d’un gisement, l’exploration, les permis, la construction, la mise en production, on parle de nombreuses années. Ajoutez à cela les enjeux environnementaux, et vous obtenez un marché dans lequel le “signal prix” ne déclenche pas une réponse rapide de l’offre. Or, la demande mondiale en métal jaune s’intensifie …

Selon une étude réalisée par la Deutsche Bank, la production mondiale devrait augmenter d’environ 3’720 à 3’750 tonnes. Cette augmentation représente au maximum 20 à 40 tonnes. À elles seules, les banques centrales ont absorbé près de 1’000 tonnes par an. Pour mettre cela en perspective, l’augmentation totale prévue de l’offre minière pour 2026 peut être absorbée en quelques semaines au rythme d’achat actuel. C’est pourquoi nous restons optimistes quant à l’or et aux sociétés minières.


Prévisions Argent 2026 : pourquoi le métal gris peut surperformer (mais exige une méthode)

L’argent-métal est souvent résumé à tort comme “l’or du pauvre”. Cette étiquette fait rater l’essentiel : l’argent est à la fois un métal précieux et un métal industriel critique.

En 2025, l’argent a affiché une hausse spectaculaire. Une partie de cette hausse s’est concentrée sur les derniers mois, ce qui correspond à un schéma classique : l’argent peut rester “à la traîne” puis, lorsqu’il rattrape l’or, il accélère quand l’attention se tourne enfin vers lui.

Argent vs Or : rattrapage et accélération (exemple en 2020)

Ce réveil a même eu un reflet “terrain” : à Paris, des comptoirs ont observé un afflux plus important de clientes venues revendre des objets en argent (pièces, bijoux, argenterie) qui dormaient dans des tiroirs. Ce type d’anecdote est révélateur : quand un métal redevient “visible” dans l’esprit collectif, la participation du public peut s’élargir vite.

L’argent ne se comporte pas comme l’or pour trois raisons simples

D’abord, une grande partie de l’argent est un sous-produit de l’extraction d’autres métaux (cuivre, plomb, zinc et or). Cela signifie que l’offre d’argent-métal ne peut pas “réagir” immédiatement à une hausse de prix. Elle dépend du cycle d’autres métaux.

Ensuite, le marché de l’argent est petit comparé à l’or et à d’autres matières premières majeures. Un marché plus petit réagit plus violemment à des flux de capitaux. De “modestes” déplacements d’allocations peuvent provoquer une grande volatilité.

Enfin, l’argent est consommé par l’industrie et crée une pénurie structurelle. 

Un rapport du Silver Institute (en collaboration avec Oxford Economics), intitulé “L’argent, le métal de la nouvelle génération”  indique que la demande mondiale d’argent devrait croître de manière significative dans plusieurs secteurs technologiques clés au cours de la prochaine décennie.

Trois domaines majeurs dominent :

  • photovoltaïque,
  • électrification (véhicules électriques + infrastructures),
  • centres de données, IA, électronique, 5G.

La transition énergétique verte va bouleverser la demande d’argent. Chaque panneau solaire nécessite environ 20 grammes d’argent. Les véhicules électriques en utilisent entre 25 et 50 grammes par voiture pour l’électronique et l’infrastructure de recharge. Les réseaux 5G, les appareils médicaux, les équipements d’intelligence artificielle, l’électronique grand public, tous les gadgets modernes ont besoin d’argent pour sa conductivité électrique exceptionnelle. 

Les chiffres augmentent rapidement. Le Silver Institute prévoyait que la demande industrielle atteindrait environ 700 millions d’onces en 2025, contre environ 530 millions d’onces en 2020. Cela représente une augmentation de 32 % en seulement quatre ans, et cette tendance ne montre aucun signe de ralentissement. 

L’argent est la meilleure conductivité électrique parmi les métaux courants. C’est une réalité physique : la technologie moderne en consomme.

Deux idées doivent être retenues :

  1. La production annuelle ne s’adapte pas facilement. La production minière annuelle avoisine les 850 millions d’onces, tandis que la demande totale (industrielle et d’investissement) atteint près de 1,1 milliard d’onces. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait entraîner une forte hausse des prix.
  2. L’argent industriel utilisé dans les panneaux solaires et l’électronique disparaît à jamais (contrairement à l’or). Car il est difficilement récupérable ou n’est pas recyclé à grande échelle. Cette caractéristique change profondément l’équilibre offre/demande. 

Ce contexte d’offre restreinte et de demande croissante fera grimper les prix et favorisera les mineurs proches d’une production de haute qualité. C’est pourquoi nous restons optimistes en 2026 quant à l’argent-métal et aux sociétés minières.


5 catalyseurs stratégiques 2026 : la grille de lecture premium (or + argent-métal)

Cette section est le cœur “premium” du guide.
C’est ici que beaucoup de contenus sur internet restent superficiels. On répète “inflation”, “taux”, “crise”, et on s’arrête là. En 2026, pour comprendre l’or et l’argent, il faut intégrer une couche stratégique : souveraineté nationale, géopolitique, sécurité d’approvisionnement, fragmentation.

Or/Argent-métal et géopolitique : quand les matières premières redeviennent des actifs stratégiques

Dans un monde stable, l’or et l’argent-métal sont des actifs financiers parmi d’autres. Dans un monde plus fragmenté, plus compétitif, plus sensible aux chaînes d’approvisionnement, les matières premières cessent d’être des actifs neutres. Elles redeviennent stratégiques. C’est la grande différence.

On a vu réapparaître des logiques de blocs, de sanctions, de souveraineté. Et cela rend les métaux plus “politiques” qu’avant.

Dédollarisation : la dynamique devenue visible

En 2025, des statistiques ont mis en avant un fait marquant : à l’échelle agrégée, les banques centrales détiendraient davantage d’or que de bons du Trésor américain, pour la première fois depuis des décennies.

C’est le signal extrêmement clair que le Dollar US n’est plus désirable.

Le point important n’est pas d’en faire une phrase choc. Le point important est ce que cela signifie : la diversification hors dollar n’est plus une hypothèse théorique. C’est une dynamique observable, portée par des choix stratégiques.

La dédollarisation ne se fait pas en un mois. Mais les tendances sont claires : BRICS, nouveaux systèmes de paiement, accords bilatéraux, recherche d’indépendance. Cela fragilise la prime “automatique” dont bénéficie le dollar dans les réserves mondiales.

Dans ce contexte, l’or joue un rôle de pivot : il n’est la dette de personne, il n’a pas de risque de défaut, et il traverse les régimes politiques.

Peak Gold : une contrainte d’offre qui ne disparaît pas

“Peak Gold” ne veut pas dire “il n’y aura plus d’or”. Cela veut dire : les grandes découvertes se raréfient, les mines vieillissent, les teneurs baissent, les coûts montent, et surtout… la mise en production d’une nouvelle mine prend une éternité.

Même si un gisement prometteur était découvert demain, il faut 12 à 18 ans (meilleur des cas) avant d’extraire réellement de l’or à grande échelle. Et dans des juridictions pourtant favorables, des projets peuvent rester bloqués des années dans les procédures d’autorisation.

En clair : l’or extrait en 2030 dépend de décisions prises entre 2015 et 2020, sur la base d’anciennes hypothèses de prix. C’est une contrainte structurelle.

Une part significative des réserves non exploitées est concentrée dans quelques pays. Une partie est difficilement “accessible” pour les acteurs occidentaux (sanctions envers la Russie, priorités domestiques pour la Chine, contraintes politiques dans des régions risquées comme certaines parties de l’Afrique, de l’Asie centrale et de l’Amérique du Sud). Résultat : les juridictions perçues comme stables et exploitables (Australie, Canada, États-Unis) deviennent des zones premium… mais elles n’accélèrent pas non plus facilement les permis.

Offre 2026 : des projets majeurs… mais insuffisants pour changer la donne

Même quand des projets importants entrent en production, l’effet sur l’offre mondiale reste marginal. Des projets comme Salares Norte (Gold Fields, Chili), Greenstone (Canada) ou Goose (B2Gold, Canada) sont importants à l’échelle des entreprises, mais trop modestes pour transformer radicalement l’offre mondiale.

C’est la différence entre “un projet majeur” et “un changement d’équilibre global”.

Conclusion simple : l’offre peut progresser, mais elle progresse lentement, alors que la demande s’accélère. Le seul ajustement possible est celui … par le prix !

Argent : la bascule “sécurité nationale / prix plancher”

Côté argent-métal, un catalyseur mérite une place spéciale. C’est probablement l’élément le plus “nouveau” pour beaucoup d’investisseurs.

Selon le rapport remis à Trump le 24 octobre 2025, des minéraux critiques transformés sont importés aux États-Unis “en quantités et dans des circonstances telles qu’elles menacent de compromettre la sécurité nationale des États-Unis”.

L’argent-métal précisément ?  69 % sont importés, le reste étant produit localement.

Ces minéraux ne sont pas de simples atouts. Ils sont indispensables à la défense nationale, aux systèmes d’armement de pointe, aux infrastructures critiques, aux réseaux énergétiques, aux centres de données d’IA, à l’énergie nucléaire, à l’électronique grand public et aux véhicules. 

Autrement dit ? L’argent (et ces autres minéraux) est la pierre angulaire de la technologie moderne — et l’Amérique est dangereusement dépendante des fournisseurs étrangers.

Alors, comment Trump compte-t-il s’assurer l’accès à ces minéraux essentiels ?

Il a enjoint le secrétaire au Commerce et le représentant américain au Commerce de “poursuivre les négociations d’accords” avec les fournisseurs étrangers. Et voici le topo : 

“Lors des négociations, le secrétaire et le représentant au commerce devraient envisager des prix planchers pour le commerce des minéraux critiques et d’autres mesures restrictives au commerce.”  — La Maison Blanche

Le président américain compte s’assurer l’accès à ces minéraux essentiels, incluant l’argent-métal, par le prix plancher.

En clair, cela signifie que les États-Unis pourraient garantir des prix supérieurs à ceux du marché pour sécuriser leur approvisionnement en argent. 

Voici pourquoi c’est important : 

Si les États-Unis paient plus cher que le marché mondial, les producteurs vendront aux États-Unis. 

Les autres acheteurs doivent alors égaler ou dépasser ce prix. 

Les États-Unis deviennent ceux qui fixent les prix, et non le marché.

Et une fois ce processus enclenché, il ne s’inverse pas naturellement. Chaque nouvelle vague réduit l’offre ailleurs et fait grimper les prix pour rester compétitif. 

C’est l’un des catalyseurs les plus puissants, parce qu’il peut agir indépendamment de la spéculation. Quand un acheteur public devient “acheteur de dernier recours”, l’équilibre du marché se réajuste.


Pourquoi les actions minières peuvent surperformer les métaux : l’effet de levier opérationnel

C’est l’un des points les plus importants du guide, car il explique pourquoi certains investisseurs ne se contentent pas de détenir du métal.

Quand l’or fait x2 ou x3, il arrive que certaines actions minières fassent beaucoup plus. Ce n’est pas parce que “les minières sont forcément meilleures”. C’est parce qu’elles ont un mécanisme naturel : l’effet de levier opérationnel.

Une société minière a des coûts relativement fixes (salaires, maintenance, énergie, infrastructure). Quand le prix de l’or monte, une partie disproportionnée de la hausse se transforme en profit.

Exemple pédagogique :

  • Imaginons que l’or passe de 3’200$ à 4’000$. Cela représenterait une hausse de 25%.
  • Donc si vous achetez une pièce d’or, votre plus-value serait alors de +25%.
  • Une société aurifère bien connue a un coût de production tout compris de 1’250$ par once d’or.
    Si l’once d’or passe à 4’000$, le profit de l’entreprise passerait donc de 1’950$ actuellement … à 2’750$ de bénéfice pour chaque once d’or vendue !
    Soit une hausse de +41% des profits (presque le double de l’or) ! Résultat : le marché valorisera alors l’entreprise plus fortement.

Voilà pourquoi une variation de 40% du prix de l’or peut parfois doubler ou tripler la rentabilité et la valorisation boursière d’un producteur bien géré. C’est là que se crée le levier.

Cela dit, le levier a un revers : si le métal baisse ou si la mine rencontre des problèmes opérationnels, la baisse peut être plus violente. C’est la raison pour laquelle il faut une méthode et une taille de position raisonnable.


Comment investir les métaux précieux en 2026 ? (4 méthodes actionnables)

Cette partie est volontairement concrète. Elle répond à la question que tout le monde se pose : qu’est-ce que je fais, précisément ?

La règle d’or : protection ≠ performance

Avant de choisir un produit, choisissez votre objectif. Ceux qui confondent protection et performance prennent presque toujours de mauvaises décisions au mauvais moment.

Les 3 poches (claires, pédagogiques, adaptées aux débutants)

Poche Protection (physique)

Objectif : souveraineté, diversification, débancarisation partielle, transmission.
Allocation : 1% à 5% du patrimoine.

Poche Performance (minières : actions et/ou ETF)

Objectif : dynamiser la performance (avec volatilité).
Allocation : environ 5% (selon profil), sans all-in.

Poche Innovation (crypto / tokenisation)

Objectif : accès 24/24, fractionnement, modernité, avec risques spécifiques.
Allocation : environ 5% (au sens “crypto” global), avec sous-poche possible “or tokenisé”.

Ce découpage est volontairement simple : il empêche l’erreur classique du “all-in sur un thème”.


1) Acheter de l’or et de l’argent physique : la stratégie de souveraineté

L’achat de métaux physiques n’a pas vocation à vous “rendre riche” à lui seul. Ce sont les outils les plus souverains. Leur intérêt principal est la protection : un actif tangible, transmissible, hors système bancaire, utile en période de stress et de contrôle.

Quelle quantité acheter ?

Une allocation de 1% à 5% du patrimoine est cohérente pour un particulier. Elle protège sans créer un risque logistique et de discrétion. Au-delà, les contraintes (stockage, sécurité, convoitise) augmentent. Le physique est une poche de protection, pas une stratégie “all-in”.

Si vous possédez des bijoux en or 24 carats, ils peuvent faire partie d’un patrimoine tangible. Mais en investissement, les bijoux sont souvent pénalisants à la revente. Ici, l’objectif est différent : vous cherchez des produits standards, liquides, faciles à revendre.

Pourquoi privilégier les pièces à cours légal ?

Ces pièces sont émises par une institution monétaire reconnue. Elles ont :

  • une valeur faciale (le chiffre inscrit),
  • une valeur intrinsèque (le métal pur qu’elles contiennent).

C’est cette valeur intrinsèque qui compte, avec un avantage : un format standardisé, reconnu internationalement, donc liquide.

Quelles pièces acheter ? (recommandation simple)

Si vous voulez une stratégie adaptée à un débutant, robuste, internationale, je recommande de rester simple.

1) La référence n°1 : Maple Leaf (Canada)

  • Or :  Achetez-les neuves, année en cours (2026), idéalement 1 once (31,10 g).
    Pour les petits budgets, les fractions en or 1/2 oz, 1/4 oz, 1/10 oz permettent d’entrer progressivement.
  • Argent : Achetez-les neuves, année en cours (2026), 1 once.  

Pourquoi Maple Leaf ? Parce qu’elle est reconnue mondialement, liquide et réputée pour ses dispositifs anti-contrefaçon.

2) Mon second choix premium : Britannia (Royaume-Uni) produite par The Royal Mint, également très reconnue et sécurisée. Même logique : 

  • Or : 1 once (ou fractions pour petits budgets), neuve, année en cours.
  • Argent : 1 once, neuve, année en cours.

Il faut privilégier uniquement des pièces neuves. Les Napoléons et autres pièces d’occasion avec une pureté et une sécurité faible n’ont rien à faire dans votre patrimoine. Votre objectif n’est pas la numismatique. Votre stratégie premium consiste à réduire les variables : vous voulez des pièces modernes, neuves, standardisées, sécurisées, très reconnues, faciles à revendre “sans discussion”.

Pourquoi éviter les lingots ? (dans une stratégie “débutant”)

Un lingot peut être pertinent dans certains patrimoines, mais il est moins pratique pour un débutant : si vous devez vendre, vous vendez un bloc. Une stratégie de pièces permet de vendre par unité, donc d’ajuster, de fractionner, d’éviter de “sortir” plus que nécessaire.

Stockage : simple, discret, souverain

Éviter le coffre bancaire. La logique est cohérente : si vous achetez du physique pour la souveraineté, débancarisation et la discrétion, le coffre bancaire vous remet dans une dépendance à un tiers.

Ensuite, la règle est simple : l’état de la pièce conditionne la revente. Une micro-rayure peut suffire à dégrader le prix. Protégez-la dès l’achat : scellé, capsule, tube. Évitez le contact à mains nues et conservez facture et traçabilité.

Où acheter en sécurité en 2026 ?

Ici, on ne fait pas “au hasard”. Vous voulez un vendeur réunissant qualité, sécurité, notoriété, livraison discrète, prix et traçabilité.

À éviter absolument : achats entre particuliers (Leboncoin, eBay, etc.), plateformes non spécialisées, “bonnes affaires”.

Bonus : Panda de Chine (Shanghai Mint)

Le Panda est intéressant comme une diversification “bonus”. Chaque année, les collectionneurs et investisseurs du monde entier attendent avec impatience la sortie de la pièce la plus emblématique de la Shanghai Mint : le Panda de Chine.

La version argent est également une des pièces les plus vendues dans le monde.

La série Panda chinois a la particularité de proposer un motif différent chaque année. Les motifs mettent en scène le Panda géant, qui est le symbole de la Chine. 

D’une valeur faciale de 10 CNY (yuan), cette pièce a la particularité de peser 30 grammes, contre 31,10 grammes (1 once) pour la majorité des pièces d’investissement neuves internationales.

Bien que l’attractivité économique de la Chine et sa puissance ont des chances de s’accroître et perdurer dans le temps, le Panda n’est pas le cœur de la stratégie simple Maple/Britannia.

Considérez le comme une diversification “bonus” sur vos investissements argent-métal par exemple.


2) Les ETF : la porte d’entrée la plus simple pour débuter

Un ETF (tracker) est un fonds coté qui réplique un actif ou un panier.  Pour un débutant, c’est souvent le meilleur compromis : simplicité, liquidité, fractionnement, aucune gestion de stockage.

Deux familles à ne jamais confondre

  • Les ETF métal suivent le prix du métal. Ils jouent un rôle de protection.
  • Les ETF minières répliquent un secteur d’entreprises. Ils offrent un levier potentiel… et des risques spécifiques (opérationnels, géopolitiques, réglementaires).

Quelle quantité acheter ?

Une pondération de 5% en Actions et/ou ETF de haute qualité dans le secteur du métal et de l’exploitation minière est cohérente pour un particulier.

Quelles recommandations d’ETF sur les métaux en 2026 ?

Métal (poche Protection sans logistique)

  • Or : SPDR Gold Shares (GLD). Cet ETF est adossé à de l’or physique détenu dans des coffres. Il permet de capter presque directement le prix de l’or sans avoir à le conserver chez soi.
  • Argent : iShares Silver Trust (SLV)

Minières (poche Performance)

  • Or : VanEck Gold Miners ETF. Cet ETF réplique les performances des 57 meilleures entreprises minières de la planète.
  • Cuivre : Global X Copper Miners ETF (COPX). C’est un ETF de référence sur les sociétés minières cuivre.

    Bon à savoir : cet ETF permet une exposition indirecte à l’argent-métal. En effet, la majeure partie (environ 70 %) de l’argent-métal extrait dans le monde est un sous-produit issu de l’extraction d’autres métaux tels le cuivre, le plomb ou le zinc.
  • Argent : Global X Silver Miners ETF (SIL). Cet ETF permet de s’exposer directement aux Actions minières d’argent (mines primaires d’argent).

Bonus thématique (si vous élargissez à la logique “métaux stratégiques”)

  • Terres rares & métaux stratégiques : VanEck Rare Earth and Strategic Metals (REMX) : Terres rares, lithium, métaux critiques.
  • Uranium : Global X Uranium ETF (URA) : ETF historique sur producteurs et développeurs uranium

Règle premium : l’ETF est un outil. Le money management décide du résultat.


3) Blockchain : l’or tokenisé, le 24/24 et le fractionnement

La tokenisation de l’or est une révolution silencieuse : elle rend l’or aussi fluide qu’un actif digital. Vous pouvez acheter, vendre, transférer à toute heure, avec un fractionnement très fin (on peut posséder 0,001 once, soit 0,031 gramme. Et ce, 24h/24).

Quelle quantité acheter ?

Une allocation de 5% de votre patrimoine à investir dans le secteur cryptographique..

Les deux références à connaître :

  • Tether Gold (XAUT)
  • Pax Gold (PAXG)

En 2020, Tether a lancé Tether Gold (XAUT). Tether, déjà émetteur du plus grand stablecoin mondial (USDT), s’appuie sur une infrastructure éprouvée. Il combine donc une liquidité élevée et une convertibilité rapide entre or digital, stablecoins et devises fiat.

Peu après, Paxos a lancé (PAXG), un autre token adossé à l’or.

Le principe : chaque jeton représente de l’or stocké chez des dépositaires, avec un mécanisme de preuve selon l’émetteur. C’est un outil puissant, mais ce n’est pas de l’or “en main”. Il existe des risques de plateforme, de réglementation, de garde et de contrepartie. C’est pourquoi cette solution s’intègre logiquement dans la poche Innovation, pas dans la poche Protection.


4) Actions minières individuelles : la meilleure aubaine… à condition d’être cadré

Les Actions minières peuvent offrir une surperformance spectaculaire quand les métaux montent, grâce à l’effet de levier opérationnel. C’est pour cela que tout investisseur devrait s’exposer aux Actions individuelles pour dynamiser son portefeuille. Mais c’est aussi l’univers où un débutant peut se faire piéger le plus vite s’il achète au hasard.
D’où la règle non-négociable : n’achetez rien si vous n’avez pas de cadre et de méthode ! Car sinon ça ne sera ni une opportunité mais plutôt une loterie.

Quelle quantité acheter ?

Une pondération de 5% en Actions et/ou ETF de haute qualité dans le secteur de l’exploitation minière est cohérente pour un particulier.

Les 5 critères simples pour filtrer

Cherchez, en priorité, des entreprises avec :

  1. dette faible / bilan sain,
  2. projets dans des juridictions stables (Canada, États-Unis, Australie),
  3. coûts maîtrisés,
  4. réserves et durée de vie des actifs,
  5. management crédible.

C’est plus important que le storytelling.

La méthode d’entrée : multi-paliers

La méthode multi-paliers permet de lisser le risque : trois niveaux d’achat plutôt qu’un seul. Vous investissez une partie maintenant, puis vous prévoyez deux paliers si le cours baisse. C’est simple, discipliné, et psychologiquement beaucoup plus gérable.

Où acheter ?

Un courtier suffit (exemples : Interactive Brokers et Bourse Direct pour les entreprises européennes). L’ouverture est simple, et des tutoriels existent sur Youtube.


FAQ — Tout savoir sur l’investissement Or et Argent en 2026

  1. Faut-il acheter de l’or ou de l’argent en 2026 ?

    Les deux peuvent avoir du sens, mais pas pour la même raison. L’or est souvent plus stabilisateur (protection, réserve). L’argent-métal offre un potentiel supérieur… au prix d’une volatilité plus forte.

  2. Est-il trop tard pour acheter de l’or ou de l’argent en 2026 ?

    Non, tant que les banques centrales accumulent de l’or, la tendance de fond reste haussière. Ceci dit, si vous avez raté la hausse initiale en 2025, sachez que les marchés haussiers comportent souvent des phases dont plusieurs replis de l’ordre de 15 à 20%. Il est conseillé de patienter et de sauter sur les opportunités lors des phases de creux, sur des zones de supports clés.

  3. Pourquoi l’argent va surperformer l’or en 2026 ?

    Marché plus petit, offre rigide, demande industrielle croissante et catalyseurs stratégiques (sécurité d’approvisionnement). C’est un cocktail qui peut amplifier les mouvements.

  4. ETF vs physique : que choisir en 2026 ?

    Physique si vous recherchez souveraineté, discrétion et détention directe. ETF si vous recherchez simplicité, liquidité et gestion sans logistique. Beaucoup d’investisseurs combinent les deux.

  5. Où acheter de l’or ou de l’argent en sécurité en 2026 ?

    Chez un vendeur reconnu, avec facture, traçabilité et protections lors de l’achat (scellé/capsule/tube). Évitez les achats entre particuliers. Les solutions recommandées dans ce guide fournissent une exécution “propre” et actionnable.

  6. Les Actions minières sont-elles adaptées aux débutants ?

    Oui, si vous respectez votre money management (gestion du risque), appliquez des critères de sélection éprouvés et utilisez une méthode d’entrée (multi-paliers). Non, si vous vous exposez à des valeurs spéculatives sans cadre.


Conclusion : votre plan d’action 2026 (simple, lisible, applicable)

Si vous voulez investir intelligemment dans l’or et l’argent en 2026, vous n’avez pas besoin de deviner un sommet ou un point bas parfait. Vous avez besoin d’un plan.

Commencez par structurer vos objectifs : protection, performance, innovation. Ensuite, choisissez vos véhicules sans confusion : Maple/Britannia pour le physique et la souveraineté, ETF pour l’exposition simple, tokenisation pour le fractionnement extrême et si vous comprenez les risques, Actions minières pour le levier avec une méthode.

C’est cette discipline qui fait la différence entre un investisseur “réactif” et un investisseur “stratégique”.


Mini-glossaire

Once (oz)

Unité de mesure standard des métaux précieux. 1 once = 31,10 g. La plupart des pièces “1 oz” suivent ce standard.

Valeur faciale vs valeur intrinsèque

  • Valeur faciale : le chiffre inscrit sur la pièce (ex : la Maple leaf du Canada en or d’une once a une valeur faciale de 50 CAD).
  • Valeur intrinsèque : la valeur réelle du métal contenu, basée sur le cours du jour. En investissement, c’est surtout l’intrinsèque qui compte.

Scellé / capsule / tube
Protections qui évitent les rayures et préservent la revente. Une pièce abîmée perd automatiquement de la valeur. Le “premium” en physique = protéger dès l’achat.

Liquidité
Facilité à acheter/vendre rapidement au prix du marché. Les pièces très reconnues (Maple Leaf, Britannia) sont dites “liquides”.

ETF (Exchange-Traded Fund / tracker)
Fonds coté en Bourse qui réplique un actif (métal) ou un panier (actions). On l’achète comme une action individuelle.

Risque de contrepartie
Risque lié à un intermédiaire (banque, dépositaire, émetteur). Le physique “en main” réduit ce risque. Les ETF et tokens introduisent une contrepartie.

Effet de levier opérationnel (minières)
Quand le métal monte, les profits d’une Action minière peuvent augmenter plus vite que le prix du métal, car une partie des coûts est relativement fixe.

Multi-paliers (méthode d’entrée)
Entrer en plusieurs achats à différents niveaux de prix (au lieu d’un seul achat) pour lisser le risque et éviter de “tout mettre” au mauvais moment.

Peak Gold
Idée que les grandes découvertes sont plus rares et que l’offre minière devient plus difficile à augmenter rapidement (délais, permis, coûts, teneurs).

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